Mais ce n’est pas tout, en s’associant à des entités luttant pour le droit à l’éducation, telles qu’Aide et Action, les entreprises peuvent s’engager concrètement et efficacement dans cette lutte. Travail des enfants, éducation, le lien vous semble flou ? Et pourtant… Pour l’OIT (Organisation Internationale du Travail), « l’éducation est une composante clé contre le travail des enfants »* et selon Ann M. Veneman, directrice générale de l’Unicef, « l’éducation, est un élément fondamental du cadre de protection nécessaire pour mettre les enfants à l’abri de l’exploitation et est un moyen très efficace de prévenir le travail des enfants. »
Fidèle à son idée que l’éducation est un levier du développement humain, Aide et Action, a mis en place au sein de certains de ses programmes d’action de nouveaux modèles d’intégration scolaire qui supposent parfois de concilier travail et accès à une éducation de qualité. En voici deux exemples :
En Inde, où 60 millions d’enfants sont obligés de travailler, plusieurs solutions sont proposées : libérer les enfants du travail ou, quand cela est impossible, adapter l’école aux conditions de vie des enfants. On trouve des « écoles du soir » où les enfants participent aux cours de rattrapage de 19h à 21h leur permettant de s’y rendre après leur travail. Les professeurs adaptent le programme pour se concentrer sur les éléments fondamentaux de la lecture, de l’écriture et des mathématiques. Grâce à cela, certains de ces enfants pourront plus tard rejoindre l’école publique sans avoir cumulé trop de retard.
Puisque souvent les enfants qui vivent, travaillent et sont exploités dans les rues du monde ne peuvent aller jusqu’à l’école, des associations partenaires d’Aide et Action installent une école dans la rue! Des animateurs étalent une grande bâche au sol et sortent jeux, ardoise, livres. Ce contact avec l’école de la rue est un premier pas vers une école spécialisée qui leur permettra de rattraper leur retard pour ensuite intégrer l’école publique.
Comme en témoigne Cheng âgée de 11 ans et vivant au Cambodge, l’éducation représente un véritable espoir pour les enfants travailleurs :
« J’habite avec mon oncle, je l’aide à vendre des boissons au bord du fleuve. Un jour, l’équipe des rues de Mith Samlanh** est venue le voir pour lui proposer de m’envoyer au centre*** et il a accepté. Ca fait presque deux mois que je suis arrivée au centre, je suis vraiment heureuse de pouvoir poursuivre mes études ici. Dans le futur, je voudrais devenir ouvrière d’une usine textile car je veux gagner beaucoup d’argent pour aider mon père qui est malade. »
Le travail des enfants : un fléau qui, vous l’avez compris, n’est pas une fatalité…Alors agissez dès maintenant : rejoignez Aide et Action !
** Association locale partenaire d’Aide et Action
***Centre éducatif géré par Mith Samlanh